Né à Pise en Toscane vers 1194, il est reçu chez les franciscains par St François lui-même. Envoyé en France en 1217, Agnello est le premier gardien (ou provincial ou supérieur) des frères arrivés à Saint-Denis, près de Paris. Il se conduit avec tant de sagesse que le peuple, autant que ses frères, le tient pour homme de grande sainteté.
Au chapitre général de 1223, François place Agnello, qui n'est encore que diacre, à la tête d'une petite escouade de frères destinés à se rendre en Angleterre.
Chargé d'y implanter l'Ordre avec huit compagnons, il s'implante Cantorbery. Ils sont si pauvres que l'un d'entre eux faillit mourir de froid, faute de bois de chauffage. De nombreux couvents sont fondés.
Ayant compris l'importance des études pour la formation des frères, Agnella crée à Oxford un studium bientôt de renommée internationale. De nombreux étudiants se joignent à eux, dont le célèbre Roger Bacon. Angelo devint même le pacifique conseiller du roi d'Angleterre, Henri III ; ainsi que le porte-parole des évêques, ce qui lui permit de les réconcilier avec le Pape.
Vénéré par ses frères, il meurt à Oxford le 13 mars 1236 en ne cessant de répéter "Viens, très doux Jésus.".
Son culte sera confirmé par Léon XII.
Cité au Martyrologe romain.
Source :
- Sanctoral Franciscain édition 2016, p. 112
- Nominis.
- Nouvelle Evangélisation
Source : Le Salon Beige. Par Michel Janva.
Les habitants d’un petit hameau de montagne niché à plus de 1300 m d’altitude dans le département des Alpes-de-Haute-Provence (04), Saint-Barthélémy, sis sur le territoire de la commune d’Ongles, ont restauré en dix-huit mois leur église médiévale qui était complètement ruinée.
L’église romane (XIe et XIIe siècles) Saint-Barthélemy a été dévastée durant les guerres de religion. Restaurée au début du XVIIe siècle, elle fut définitivement ruinée et abandonnée au XIXe siècle (1835).
En mai 2024, les fidèles ont décidé de restaurer entièrement l’église. Ils ont demandé à un architecte de réaliser un projet de reconstruction et se sont mis au travail. Après déblaiement, ils ont installé un autel dans l’ancienne abside, et ont reconstruit les murs et les arcs en pierre, le toit en poutres de bois recouvert de tuiles ainsi que le clocher muni de sa cloche ; un petit vitrail est venu orner le tout. Après un an et demi de travaux, l’ouvrage est pratiquement terminé, comme l’a annoncé Mgr Emmanuel Gobilliard, évêque du diocèse de Digne, Riez et Sisteron, dont dépend Saint-Barthélemy. L’évêque a noté dans un message que la dernière visite pontificale datait de… 1080 !
Le prélat s’est rendu au village pour visiter les travaux, et a exprimé son émotion et sa gratitude devant la restauration d’une église abandonnée depuis bientôt 200 ans. Le nouvel édifice sera consacré par l’évêque du lieu le 24 août 2026, en la fête de saint Barthélemy, patron de l’église.
Dans l’évangile selon saint Matthieu est rapportée l’hésitation de Joseph à prendre Marie dans sa maison, la voyant sur le point d’être mère et sans arriver à pénétrer le mystère de sa miraculeuse fécondité.
Comme l’enseignent les Interprètes sacrés, Joseph était pleinement convaincu de la pureté sans tache de Marie, et c’est pourquoi il ne voulait pas la dénoncer au Sanhédrin comme coupable d’avoir manqué à sa promesse ; mais, d’autre part, il était si humble qu’il se trouvait indigne de retenir Marie chez lui et d’être mis au courant du secret d’une telle Vierge.
Il nourrissait donc la pensée de se retirer spontanément de ces noces qu’il trouvait si supérieures à lui-même, et de remettre à Dieu le soin de tout. Mais le Seigneur, qui avait élu Joseph afin que sa personne justifiât d’une certaine façon, devant le monde, la naissance temporelle de son Verbe, et sauvât de l’ignominie et le Fils et la Mère, ne le laissa pas trop longtemps perplexe et récompensa sa profonde humilité. Il s’estimait indigne de prêter ses services à Marie, la servante du Seigneur, et voici qu’il devra au contraire tenir lieu de père au Fils unique de Dieu, en prenant même le titre, et exerçant sur Lui l’autorité paternelle au nom du Père céleste.
Le premier acte de cette autorité sera même celui d’imposer au Verbe incarné ce nom adorable de Jésus, par lequel seul l’humanité tout entière pourra obtenir le salut. Dieu exalte ainsi les humbles ; et tandis qu’au ciel, sur la terre et dans les abîmes, toute créature ploie en tremblant le genou au Nom très saint de Jésus, Joseph, revêtu de l’autorité de Celui d’où tire son nom toute autre paternité au ciel et sur la terre, Joseph le lui assigne, et, avec le nom, impose aussi au Sauveur tout le programme évangélique de la rédemption.
